Recensement des oiseaux de Noël de Québec: Rapport annuel

2025

Auteur·rice
Affiliation

André Desrochers

Date de publication

22 décembre 2025

Résumé

Ceci est un sommaire du Recensement des oiseaux de Noël de Québec, 2025. On y trouve les informations détaillées sur l’effort d’observation, les conditions météo et alimentaires et les décomptes d’oiseaux pour l’année courante. Dans la mesure du possible, les résultats courant sont comparés à ceux des années précédentes.

Mots clés

Recensement des Oiseaux de Noël, Club des ornithologues de Québec, Québec, Hiver, Société Audubon, Habitat

1 Avant-propos

Le présent rapport a été réalisé par le coordonnateur du RON de Québec, avec l’aide du Club des ornithologues de Québec (COQ). Il s’inscrit dans un processus en cours visant à intégrer toutes les données du RON de Québec dans eBird. Voici donc quelques mots sur le COQ et eBird, pour ceux et celles qui ne les connaissent pas.

Fondé en septembre 1955, le Club des ornithologues de Québec (COQ) est un organisme à but non lucratif qui a pour objectifs de faire connaître, de protéger la faune ailée et de travailler à la protection de ses habitats. Par divers moyens, il veut sensibiliser la population à la découverte et à la protection des oiseaux. Il invite donc tous ceux qui s’intéressent aux oiseaux, débutants ou experts, à se joindre aux plus de 700 membres déjà abonnés.

Le projet eBird, élaboré par le Cornell Lab of Ornithology et la National Audubon Society, offre un moyen simple d’assurer le suivi des oiseaux observés partout dans le monde. Il est devenu un outil très utile pour la compilation des données du Recensement des oiseaux de Noël, à Québec comme ailleurs en Amérique du Nord. Une des raisons de la popularité d’eBird est qu’il tient pour chaque observateur inscrit une compilation de ses observations dont il peut extraire à des fins personnelles des renseignements concernant les oiseaux observés dans la cour de sa résidence, son voisinage ou à n’importe quel autre endroit visité. Les observateurs peuvent également accéder à toute l’information antérieure intégrée à la base de données afin de découvrir ce que d’autres observateurs ont signalé sur la planète. Il est possible pour des personnes autorisées d’obtenir à chaque saison une mise à jour cumulative de la base de données eBird pour le Québec ou ailleurs dans le monde (adapté de : www.ebird.org).

2 Remerciements

Le présent rapport n’aurait pas été possible sans la contribution des dizaines d’ornithologues qui, encore cette année, ont pris le temps de parcourir une ou plusieurs parcelles, ou d’observer les oiseaux à leur mangeoire, en notant en détails leurs découvertes. Remercions également les centaines d’observateurs qui ont alimenté cette base de données depuis 1918 à Québec. Ceux-ci s’ajoutent bien sûr aux milliers d’amateurs qui sont animés par la même passion, partout en Amérique du Nord.

Je remercie particulièrement Serge Langlois pour la révision linguistique, ainsi que Jean Hardy, Jean-Daniel Fiset et Gérard Cyr pour avoir décelé quelques erreurs de saisie de données. Jean m’a aussi donné des détails historiques pertinents.

Enfin, soulignons le travail méticuleux de saisie des données par ces compilateurs d’avant internet, sans lesquels ces observations précieuses auraient reposé dans des boîtes, loin des regards des analystes. Ces compilateurs de la première génération devaient multiplier les appels téléphoniques, calculer les statistiques manuellement, en lisant des rapports sur papier par des observateurs pas toujours doués en calligraphie. Maintenant, cette étape intermédiaire de compilation n’existe pratiquement plus, bien que nous ne soyons pas encore rendus à l’automatisation complète de la compilation.

3 Introduction

Avec ses débuts en 1900, le Recensement des oiseaux de Noël (RON) est un des plus vieux programmes de surveillance d’oiseaux au monde. À l’époque, la Société Audubon proposa de compter les oiseaux avec un Christmas Bird Count plutôt que de les tuer comme le préconisait la fâcheuse tradition du Christmas Side Hunt.

Ainsi l’objectif initial du RON était plutôt politique que scientifique, en quelque sorte un ‘pied de nez’ aux chasseurs et braconneurs. Mais rapidement, les scientifiques ont utilisé les résultats du RON pour des centaines d’études sur la diversité des espèces, leur cycles, et dans une moindre mesure, sur les tendances des populations, ce qui pose de nombreux défis (Dunn et al. 2005). Nous reviendrons sur quelques-uns de ces défis dans la section sur les oiseaux observés (Section 8).

Un RON s’effectue dans un territoire fixe de 24 kilomètres de diamètre, le plus souvent centré sur une ville ou un village. La journée du RON peut varier d’une localité à l’autre, mais elle doit être située entre le 14 décembre et le 5 janvier. Comme l’indique le terme “recensement”, on compte TOUS les oiseaux observés, que ce soient des étourneaux, des pigeons ou des harfangs. Le RON n’est pas de la rocket science : c’est plus compliqué que cela! En effet, malgré nos meilleures intentions, les données sur l’effort d’observation et les décomptes demeurent assez imprécises. Pensez à ce Pygargue ou cette volée de colverts comptés par plusieurs équipes, tous ces oiseaux passés inaperçus ou mal identifiés, ces fréquents remaniements d’équipes, ou ces listes eBird ambiguës incluant plusieurs protocoles différents et des changements d’observateurs. De quoi défier les bonnes dispositions de l’analyste le plus motivé.

3.1 Préparation d’un RON

La préparation du RON commence par la détermination de la date. Celle-ci doit se situer entre le 14 décembre et le 5 janvier. Les sites des RON et leurs dates1 sont annoncés sur le site web d’Oiseaux Canada.

Qui peut participer? Toute personne intéressée à observer les oiseaux, même novice en ornithologie, peut participer au recensement. C’est un moyen facile de s’initier à l’observation, en faisant équipe avec des personnes plus expérimentées. De plus, en hiver il y a moins d’espèces d’oiseaux et ces espèces sont pour la plupart faciles à identifier.

Où participer? Le territoire est divisé 75 parcelles (voir ci-dessous) qui peuvent se parcourir à pied ou en automobile. Ces parcelles sont regroupées en 17 zones (A-Q), chacune ayant un responsable désigné. En consultant le groupe Facebook du recensement, vous pourrez identifier la parcelle qui vous intéresse puis indiquer votre préférence à la personne responsable de votre zone ou l’inscrire directement dans la liste prévue à cet effet (section Fichiers du groupe Fb). Si vous avez un téléphone intelligent, vous pourrez vous procurer par le groupe Facebook une carte de votre parcelle, sur laquelle vous pourrez voir votre position et même calculer vos distances parcourues.

Pour les dernières mises à jour et pour communiquer avec tous les organisateurs et participants, l’idéal est de vous inscrire au groupe Facebook.

4 Méthodologie

Le Recensement des oiseaux de Noël est une occasion d’avoir un portrait le plus exhaustif possible des oiseaux de la ville, à un moment précis de la fin de l’année. Les modalités de collecte de données continuent d’évoluer (plus grand usage d’eBird, précision, simplicité sur le terrain) mais une chose demeure: la mobilisation le jour du RON est exceptionnelle. Vous pouvez le constater dans la figure ci-dessous (Figure 1), où on voit que le nombre de listes soumises à eBird les jours de RON dépasse nettement les nombres de listes les autres journées à la même période de l’année. Intéressant aussi de remarquer les soubresauts en avril et en septembre.

Figure 1: Nombre quotidien de listes eBird produites dans le territoire du RON, les jours de fin de semaine (depuis 2000). Les doublons des listes partagées sont exclus.

4.1 Emplacement

Comme mentionné plus haut, le territoire de chaque RON est un cercle de 24 kilomètres de diamètre. Celui de Québec est centré sur l’église de St-Sacrement et atteint Ste-Pétronille de l’Ile d’Orléans à l’est, l’Aéroport Jean-Lesage à l’ouest, Wendake au nord et Pintendre au sud. Çela fait donc environ 450 km2 à couvrir! Le territoire est réparti en 75 parcelles de superficie légèrement variable. Les cartes ci-dessous permettent de voir les limites de chaque parcelle.

4.2 Collecte de données sur le terrain

Les premières équipes commencent en général vers 7 h, et la journée d’observation se termine normalement avec le coucher du soleil, c’est à dire vers 16 h, à moins que vous tentiez votre chance avec les vocalisations de Strigidae (chouettes, hiboux) si le temps est doux et calme. Cependant il est possible d’arrêter avant si le territoire a été couvert ou si les conditions météo se détériorent. Notez tous les oiseaux observés, et leur nombre, même si c’est une approximation. Si vous utilisez une automobile, réinitialisez le compteur de Kilomètres car il faut remettre une estimation des distances parcourues à pied et en automobile, séparément. Notez aussi la durée de vos observations en auto, à pied et à observer des mangeoires.

Lors d’un RON, l’observation des oiseaux se fait comme à l’habitude, sauf pour 2 exceptions:

  1. On note précisément l’effort d’observation. Cet effort se décline en : distances parcourues à pied ou en véhicule, durées des observations à pied, en véhicule ou devant une mangeoire.

  2. Chaque liste eBird doit être réalisée entièrement dans une parcelle précise.

  3. Les observateurs de Québec sont mobilisés et on coordonne leurs efforts pour qu’ils couvrent exceptionnellement bien le territoire.

Mise en garde

Quand eBird vous demande de choisir un site. eBird mobile vous offrira de créer un site à votre endroit actuel. Souvent cet endroit est à la limite de votre parcelle, et la moindre erreur de positionnement pourrait assigner votre liste dans la mauvaise parcelle (adjacente). Assurez-vous de choisir un site (nouveau, privé ou public) qui se trouve nettement dans votre parcelle.

4.3 Transmission des données au coordonnateur

Depuis 2016, toutes les observations du RON doivent être soumises dans eBird. Les observateurs saisissent leurs observations après leur retour avec leur ordinateur, ou mieux encore, sur le terrain avec eBird mobile. Les listes d’eBird mobile sont vérifiées et partagées avec l’identifiant eBird du RON de Québec (RON.qcqu) ou le courriel RON.qcqu@gmail.com.

On utilise le protocole « Relevé en déplacement » à moins que les observations soient faites à une mangeoire où à un point d’accès au fleuve, où « Relevé stationnaire » convient mieux. Sur eBird mobile, il est possible d’activer l’option « Enregistrer les déplacements », ce qui permet à eBird d’utiliser le GPS du téléphone pour calculer la distance précisément, et cartographier les déplacements. Dans les paramètres d’eBird mobile, il est mieux de sélectionner « kilomètres » dans la section « affichez la distance en ».

Une nouvelle liste eBird est recommandée après une pause prolongée (café, dîner, etc.). Les listes doivent être séparées lorsqu’elles :

  • proviennent de différents moyens de transport (à pied vs automobile) ;
  • sont faites à une mangeoire ou non ;
  • proviennent de différents observateurs ;
  • proviennent de différentes parcelles ;
  • s’étendent sur plus de 5 km.

Le choix des sites eBird est aussi très important. Le nom du site n’a pas d’importance, mais son emplacement est crucial. voici 3 règles à respecter:

  1. Ne réutilisez PAS un site eBird pour plus d’une liste si vous avez observé à des endroits différents dans votre parcelle. Le logiciel de compilation assume que les oiseaux d’un même site eBird étaient exactement à ce site. Ils ne seront donc pas additionnés. Par contre, si vous retournez au même endroit durant la journée, réutilisez le même site et le décompte maximum sera retenu.

  2. Sur eBird mobile simplifiez les noms de sites proposés, par exemple : « Rue Beaumont, Québec, QC-Quebec, Canada (46.123, -71.456) » serait mieux en « Rue Beaumont, Québec »).

  3. Sur eBird mobile, les coordonnées du site sont un point, correspondant au point de DÉPART. Donc si vous faites 5 km vers le nord, votre site sera l’extrémité sud de votre trajet et non le centre du trajet, donc peu représentatif. Utilisez de courtes distances ou déplacez le point au centre de votre trajet une fois revenu à la maison, sur votre ordinateur. Éviter de démarrer ou de situer une liste eBird en plein sur une route délimitant 2 parcelles. Évitez aussi de changer de parcelle au cours d’une même liste.

Pour obtenir les informations utiles pour le RON mais pas offertes par eBird lors du téléchargement des données du compte « RON.qcqu (RON de Québec) » les informations suivantes sont inscrites dans la section Commentaires de liste:

  1. Prénoms et Noms complets de tous les observateurs, séparés par des virgules ;
  2. Point-virgule (« ; ») ;
  3. Inscrivez un ou l’autre des mots clés suivants :
  • mangeoire si les observations étaient à une mangeoire ;
  • automobile/voiture/auto (un des 3) si les observations étaient à partir d’une automobile.

Le logiciel de compilation recherche un ou l’autre de ces 2 termes, et à défaut de les trouver, assume que c’est à pied. Donc évitez les mots clés « mangeoire, auto » etc. si vous avez marché.

4.4 Données historiques

En date de rédaction de ce rapport, les listes eBird provenant de la base de données du RON de Québec (1943 - 2025) contenaient 32671 mentions d’oiseaux totalisant 8407 heures d’observation. Il est important de réaliser que la base de données du RON de Québec est en constante révision. Le compilateur actuel (AD) est en train de transférer toutes les données du RON de Québec dans eBird, sous l’utilisateur ron.QCQU (apparaissant dans eBird comme « RON de Québec ») afin de faciliter la mise à jour notamment au niveau taxonomique. Ce sera une amélioration substantielle par rapport à l’état actuel des choses, consistant en plusieurs versions de classeurs Excel et autres fichiers, dont la taxinomie devient rapidement désuète (pensez au Sizerin blanchâtre). Ne soyez donc pas déconcertés si des données se contredisent parfois, et dans de tels cas, utilisez la version la plus récente. Ce genre de situation n’est pas le propre du RON; elle se produit dans la plupart des grands jeux de données avec une composante historique.

Ce rapport a été conçu avec RStudio Quarto et le langage de programmation R (Allaire & Dervieux 2024; Posit team 2023; R Core Team 2023; Wickham et al. 2019). C’est un environnement qui permet d’interpréter et de réorganiser les données, de faire des calculs statistiques et de les illustrer. Il permet aussi de générer du texte dynamique, c’est-à-dire réagissant aux données disponibles (valeurs, noms d’espèces, etc.). Ainsi certaines portions du texte demeurent inchangées d’une année à l’autre tandis que d’autres sont modifiées selon les données.

4.5 Responsables de zones

Chaque année, le RON de Québec bénéficie d’une équipe de coordonnateurs pour 17 zones, chacune regroupant de 3 à 6 parcelles. Merci à notre équipe de 2025 (Tableau 1) :

Zone Parcelles Responsable
A 16 22 23 24 25 Pierre Brousseau
B 30 31 32 André Desrochers
C 33 34 35 38 39 Pierre Otis
D 40 41 42 43 44 Daniel Bordage
E 36 37 46 47 48 Pierre Bernier
F 45 49 50 58 59 André Desrochers
G 51 56 57 67 Gérard Cyr
H 52 53 54 55 Roger Simard
I 60 61 62 63 François Shaffer
J 68 69 70 71 Jean Piuze
K 64 65 66 72 Jean-Daniel Fiset
L 73 74 75 Jean-Michel Lagueux-Tremblay
M 1 2 3 6 7 8 Benoît Jobin
N 9 10 11 15 Guy Lemelin
O 4 5 12 13 14 Richard Tardif
P 17 18 19 20 Pierre Lefebvre
Q 21 26 27 28 29 Pascal Côté
Tableau 1: Responsables des zones du Recensement des oiseaux de Noël de Québec. Chaque zone contient de 3 à 5 parcelles.

5 Conditions météo

Ce RON a eu lieu le 14 décembre 2025. L’hiver était hâtif cette année, avec un mois de novembre très froid et de bonnes précipitations de neige. Mais la journée du RON était assez confortable. Le fleuve était presque totalement couvert de glace, surtout dans le secteur ouest (Figure 2).

Figure 2: Le fleuve bien rempli, 10 décembre 2025, à Saint-Nicolas. Crédit: André Desrochers.

Depuis les origines du RON de Québec (1943)2, le climat local lors de la journée du RON nous a offert des températures moyennes (sur 24 heures) variant de -26,5 °C (2013) à 5,3 °C (1964)3.

Figure 3: Évolution des conditions météo, le jour du Recensement de Noël des Oiseaux de Québec, depuis 1943. Source: Environnement Canada, Aéroport Jean-Lesage.

Les températures se sont avérées étonnamment stables, sans tendance évidente, lors de la journée du RON (Figure 3). Par contre on observe une baisse notable de la neige au sol depuis 1943 (Figure 3). Les précipitations lors du RON ont varié de nulles à 28 cm de neige (2007) ou 24,1 mm de pluie (2019).

6 Conditions alimentaires

Cette année, comme l’année dernière, les fruits n’étaient pas en abondance. Il restait néanmoins quelques pommetiers et autres arbustes fruitiers bien garnis, le plus souvent dans des quartiers récents presque dépourvus d’autres végétaux.

Comme d’habitude, les mangeoires étaient vides à plusieurs endroits, certains propriétaires ne semblant pas réaliser qu’elles ne sont pas auto-remplissantes.

7 Effort d’observation

Cette année, le RON a débuté à 06:33 et s’est terminé à 17:03 (aucun appel de strigidés). Les 130 observateurs étaient répartis en 108 équipes dans 75 parcelles. Parmi les observateurs, 34 ont observé à des mangeoires ; parmi ces derniers, 7 l’ont fait de manière exclusive. Les équipes étaient formées en moyenne de 1,5 personnes (maximum de 5).

Un total de 439 listes d’observations ont été soumises à eBird. Les observateurs ont parcouru 346,9 km à pied et 772,8 km en auto. Les déplacements se sont traduits en 196,3 heures à pied et 97,8 heures en auto. Dans le jargon du RON, cela se résume à 294,2 heures-équipes. Se sont ajoutées à cela 37,8 heures à observer des postes d’alimentation. Les heures-équipes, calculées selon les règles du RON, n’incluent pas les heures passées aux mangeoires.

Figure 4: Équipes actives aux différentes heures de la journée du RON.

7.1 Activité, heure par heure

Comme d’habitude, le nombre maximum d’équipes actives en même temps fut en matinée, atteignant un sommet autour de 09:20, avec environ 61 équipes sur le terrain en même temps (Figure 4). La pause du midi est souvent escamotée dans les listes eBird (participants non actifs durant une liste en cours), ce qui amène probablement une surestimation du nombre d’équipes actives à ce moment.

7.2 Cette année, par rapport aux années précédentes

Astuce

Triez par une ou l’autre des colonnes (flèches à droite des en-têtes) pour réorganiser le tableau. Par exemple, pour avoir le palmarès des kilomètres parcourus à pied, triez par “Km marche”. Parfois les tableaux sont plus large que l’espace sur l’écran. Dans ces cas, glissez la barre grise sous le tableau pour explorer toutes les colonnes.

Le tableau ci-dessous résume l’effort annuel du RON de Québec. Avant 2000, les données sont incomplètes pour plusieurs années, donc les mesures d’effort sont parfois bien en-deçà de la réalité.

Tableau 2: Sommaires annuels de l’effort d’observation au Recensement des oiseaux de Noël de Québec.

L’effort d’observation classe la présente édition du RON de Québec au 7e rang depuis 1943 en termes d’heures-équipes sur le terrain, le record ayant été établi en 2020 (401,6 heures-équipes) (Tableau 2).

Depuis 1943, le RON de Québec est le seul au Québec et un des très rares dans l’est du Canada à avoir eu lieu sans discontinuité. Mais à l’instar des autres RON, des changements majeurs ont eu lieu dans l’effort d’observation. Celui-ci a augmenté considérablement, en temps et en couverture géographique. Aussi, la répartition en zones existait dès les années 1950, mais les 75 parcelles actuelles ne sont apparues qu’en 1978 à ma connaissance.

Figure 5: Évolution de l’effort d’observation du RON de Québec, en nombre de parcelles visitées. Les barres grises correspondent aux années avec données incomplètes sur eBird.

Il est en principe possible de mesurer les tendances des espèces à la grandeur du cercle depuis 1943, mais il faut corriger les données historiques de manière assez brutale si on veut tenir compte de l’effort d’observation (équipes-heures), sans égard au fait que la saisie de données sur eBird est très incomplète au moment de la rédaction de ce rapport (Figure 5). Les comparaisons entre les 75 parcelles ne sont possibles que depuis 1978.

7.3 Observateurs

Cette année la palme revient à Micheline Roy pour la plus grande distance parcourue à pied. Bravo aussi à Françoise Godin, Ginette Lavoie et Serge Cloutier pour avoir passé le plus de temps à recenser des oiseaux à une mangeoire.

Tableau 3: Palmarès des observateurs de l’année courante.

Le Tableau 3 présente en détails la contribution de chacun. Portez attention aux vitesses en automobile ou à pied : si elles sont loin de la réalité probable (~ 15-30 km/h en auto, ~ 1-4 km/h à pied) cela suggère une mauvaise estimation des durées ou distances par les observateurs concernés, dans leurs listes eBird.

7.4 Cartes d’effort

Dans un monde idéal, l’effort d’observation serait réparti assez uniformément sur le territoire, mais la réalité est bien différente, comme l’indiquent les cartes ci-dessous. Les parcelles affichant les plus grandes distances à pied, en automobile et durées aux mangeoires étaient respectivement les numéros 10, 22 et 69. Notez que lors des analyses statistiques, ces variations d’effort entre les parcelles sont bien sûr prises en compte, à moins d’indication contraire.

Astuce

Pour zoomer sur les cartes, utilisez les boutons [+ -] ou déplacez le curseur de votre souris sur la carte et ensuite utilisez la molette de la souris. Pour changer le fond de carte, cliquez sur le bouton présentant des couches superposées.

Effort de marche (km)

Effort en automobile (km)

Effort aux mangeoires (heures)

7.5 Évolution de l’effort

Évolution de l’effort d’observation par parcelle, depuis 2010.

Bien qu’il y ait une hausse progressive de l’effort d’observation, cette hausse se concentre dans certaines parcelles, comme l’indique la carte ci-dessus. La rive sud fut recensée intensivement dans les années 1970 et 1980, puis délaissée au début des années 2000. Nous tentons de combler ce retard depuis quelques années, mais il reste beaucoup à faire.

8 Oiseaux

Un décompte général des oiseaux fait partie des objectifs du RON (sans être le seul, Dunn et al. (2005)). Vu l’emphase de maximiser les listes d’espèces, les données du RON en termes de présence et d’absence d’espèces sont excellentes. Encore faut-il reconnaître que ces décomptes sont généralement centrés sur des environnements urbains, donc non représentatifs de l’ensemble du territoire.

Si la diversité en espèces est bien estimée par les RON, on ne peut pas en dire autant des décomptes. L’idée du ‘recensement’, par définition un décompte exhaustif, est simple, mais inatteignable vu l’étendue du territoire (452 km2). On finit donc avec des indices de populations qui, on l’espère, sont comparables d’une année à l’autre. Or, avec la croissance importante de l’effort d’observation au fil des années, les comparaisons sont difficiles à faire. On peut bien sûr ajuster (diviser par…) en fonction du nombre annuel d’heures-équipes, mais cela assume que le nombre d’oiseaux observés est directement proportionnel au nombre d’heures d’observation. Cela peut être vrai pour des oiseaux solitaires éparpillés comme le Pic mineur, mais ne correspond pas à plusieurs espèces concentrées à peu d’endroits, comme les colverts par exemple. Que vous passiez 10 minutes ou 2 heures à chercher des colverts sur un quai près du fleuve, le nombre résultant risque d’être assez stable, à moins que ces oiseaux soient en déplacement. On sait depuis les années 1970, si ce n’est pas avant, qu’un nombre total d’oiseaux par heure-équipe est beaucoup mieux qu’un nombre total brut (Link & Sauer 1999; Raynor 1975).

De plus, la météo, l’expérience variable des ornithologues, l’utilisation de repasses d’enregistrement ou de « pishing » par certains observateurs mais pas d’autres, la hausse (et le plafonnement ?) du nombre de mangeoires, et la couverture différente des habitats ajoutent beaucoup de « bruit » statistique. Tous ces problèmes ont été identifiés dans le passé et continuent de préoccuper les statisticiens (Dunn et al. 2005).

Taxon Distance (km)
Grand Corbeau, Pygargue à tête blanche, Chouette épervière, raretés 3,0
Canards, oies, laridés, alcidés, plongeons, grèbes 2,0
Limicoles, hérons, rapaces diurnes 1,0
Autres strigidés 1,0
Dindon sauvage, Pie-grièche boréale, Corneille d’Amérique 0,5
Jaseur boréal, Jaseur d’Amérique, Plectrophane des neiges 0,5
Autres 0,1
Tableau 4: Seuils de distances d’observations redondantes, selon les groupes taxonomiques.

Pour en rajouter, avec le nombre croissant d’observateurs, plusieurs oiseaux sont inévitablement comptés plus d’une fois. De ce pygargue qui traverse la région, noté par 10 équipes, à cette chouette qui a été notée sur eBird par une horde d’observateurs sur des listes différentes. Pour réduire ce problème, j’ai établi des distances seuils en-deçà desquelles des observations multiples sont considérées comme portant sur les mêmes oiseaux (Tableau 4). À l’intérieur de ces distances, le maximum compté, plutôt que la somme des décomptes, est retenu.

Mise en garde

Si vous créez plusieurs listes eBird représentant des observations à différents endroits dans un même secteur et que vous assignez toutes ces listes au même site eBird, le nombre maximum d’oiseaux sera retenu (ERREUR!) plutôt que leur somme (SOUHAITÉ!) puisque la compilation verra ces oiseaux comme étant exactement au même endroit. Pour additionner ces oiseaux, placez-les donc à des sites différents (distancés d’au moins 100 m).

Cette année, 13837 oiseaux ont été observés le jour du RON, après avoir tenu compte des observations multiples des mêmes oiseaux4. Ces oiseaux étaient représentés par 73 espèces. Cette année, nous n’avons observé aucune nouvelle espèce le jour du RON. Cette année, le nombre d’espèces lors de la semaine du RON s’élève à 82.

Avec les mises à jour des données récentes et historiques, le grand total des espèces notées le jour du RON de Québec, toutes années comprises, est de 149 espèces. Si on inclut les espèces de la semaine du RON, ce nombre s’élève à 161 espèces. La vedette du présent recensement, du moins en nombre, est la Mésange à tête noire, avec 2153 individus repérés. Depuis 10 ans, voici les espèces qui ont détenu la palme du plus grand nombre : Bernache du Canada, Étourneau sansonnet, Mésange à tête noire.

8.1 Parcelles

Espèce Parcelle
Bec-croisé bifascié 9
Oie des neiges 9
Tarin des pins 24
Carouge à épaulettes 33
Pic à dos rayé 45
Moqueur polyglotte 46
Pic maculé 48
Bécassine de Wilson 51
Bruant familier 57
Moqueur chat 57
Harle huppé 59
Pic flamboyant 61
Faucon pèlerin 63
Grand-duc d'Amérique 63
Bruant fauve 64
Harfang des neiges 65
Canard branchu 68
Buse à épaulettes 72
Mésange à tête brune 72
Canard chipeau 73
Harle couronné 73
Tableau 5: Espèces repérées dans une seule parcelle. Trié par ordre de numéro de parcelle.

Comme chaque année, des parcelles ont l’exclusivité pour certaines espèces repérées le jour du RON. Ce fut le cas de 16 parcelles cette année (Tableau 5). Félicitations!

Nombres d’espèces recensées le jour du RON dans chaque parcelle.

Le nombre d’espèces, ainsi que le nombre d’oiseaux par parcelle, est présenté dans les cartes ci-dessus (figure 8). Cette année, la parcelle 15 détient le record du plus grand nombre d’espèces d’oiseaux observées le jour du RON.

Nombres d’oiseaux recensés le jour du RON dans chaque parcelle.

La parcelle 73 détient le record du plus grand nombre d’oiseaux observés le jour du RON.

8.2 Cette année, par rapport aux années précédentes

Le nombre total d’oiseaux observés cette année durant la journée du recensement (13837) est en bas de la moyenne annuelle depuis 10 ans. Il classe la présente édition du RON de Québec au 11e rang parmi les 86 années du RON de Québec. Le record, de 23425 oiseaux, fut établi en 2012. En moyenne depuis 10 ans, on dénombre 14153 oiseaux le jour du RON de Québec.

Le nombre total d’espèces observées cette année durant la journée du recensement (73) est en haut de la moyenne annuelle depuis 10 ans. Il classe la présente édition du RON de Québec au 7e rang parmi les 86 années du RON de Québec. Le record, de 84 espèces, fut établi en 2012. En moyenne depuis 10 ans, on dénombre 71 espèces le jour du RON de Québec. Si on ajoute les espèces observées la semaine du RON, le total de cette année (82 espèces) se classe 7e parmi les 86 années du RON de Québec. Le record, de 92 espèces, fut établi en 2012. En moyenne depuis 10 ans, on dénombre 81 espèces la semaine du RON.

Il y a eu des RON très sporadiquement à Québec dans la première moitié du XXe siècle, mais ce n’est que depuis 1978 que nous avons des données détaillées, parcelle par parcelle. Malgré cette longue histoire, nous continuons de battre des records ornithologiques, bon an, mal an.

Évolution du nombre d’oiseaux par parcelle, depuis 2010. Les valeurs sont des pourcentages annuels de baisse ou de hausse. Modélisé en tenant compte de l’augmentation d’effort d’observation. Les modèles statistiques des zones non hachurées n’ont pu produire de tendance annuelle.

Il est rassurant de voir que la diversité en espèces augmente depuis 2010 dans la majorité des parcelles : plus de vert que de rouge dans la carte ci-dessus. Est-ce parce que les observateurs connaissent mieux leur parcelle? La communication est-elle plus efficace (eBird, Facebook, Discord)? Le nombre de mangeoires a-t-il augmenté? Les températures plus clémentes ont-elles favorisé les oiseaux? Difficile de déterminer cela, mais ce n’est pas la hausse de l’effort d’observation qui est en cause, car celle-ci a été prise en compte dans la modélisation 5.

On voit que les oiseaux associés au fleuve étaient nombreux, notamment la Bernache du Canada mais aussi le Goéland argenté, le Goéland marin et le Canard colvert. Plus loin du fleuve, les Mésanges à tête noire sont encore partout, et le Dindon sauvage continue son établissement dans le cercle du RON. D’autres espèces ont eu de meilleures années : le Plectrophane des neiges, le Moineau domestique et les espèces associées aux conifères (roitelets, Sittelle à poitrine rousse, Pic à dos noir/rayé, etc.).

8.3 Tableau sommaire des espèces

Les totaux moyens depuis 2010, ainsi que d’autres statistiques depuis le début du RON, sont présentés ci-dessous. Pour les comparaisons avec les autres années, notez que ces totaux ne tiennent pas compte de l’effort d’observation, fort variable d’une année à l’autre.

Astuce

Utiliser l’outil “Rechercher” en haut des tableaux pour afficher les lignes contenant votre choix. Par exemple, pour afficher les espèces à décompte élevé, cherchez le terme “élevé” (présent dans la colonne Remarque).

Tableau 6: Sommaire des espèces. Dans la colonne ‘Remarque’, ‘Faible’ ou ‘Élevé’ signalent les espèces dont les décomptes sont exceptionnellement bas ou élevés (± 2 sigmas).

Pour résumer, le Tableau 6 montre que parmi les espèces et autres taxons observés, des nombres exceptionnellement bas ont été obtenus pour 7 espèces : Oie des neiges, Bernache du Canada, Canard noir, Garrot à oeil d’or, Grand Harle, Bec-croisé bifascié, Tarin des pins. Par contre, des nombres exceptionnellement élevés ont été observés pour 29 espèces, incluant des records pour les taxons suivants : Goéland à bec cerclé, Pygargue à tête blanche, Chouette rayée, Faucon émerillon, Pie-grièche boréale, Bruant à gorge blanche.

9 Annexe

9.1 Références et outils utilisés pour créer ce document

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Notes de bas de page

  1. En cas d’intempérie, le RON est parfois remis à une date ultérieure.↩︎

  2. En excluant 1918, 1919, 1920↩︎

  3. Selon les données de la station météo de l’aéroport Jean-Lesage↩︎

  4. La somme totale (non corrigée) était de 15858 oiseaux.↩︎

  5. offset par le nombre d’heures-équipes, dans des modèles linéaires généralisés.↩︎

Réutilisation

Citation

BibTeX
@online{desrochers2025,
  author = {Desrochers, André},
  title = {Recensement des oiseaux de Noël de Québec: Rapport annuel},
  volume = {2025},
  number = {automne},
  date = {2025-12-22},
  doi = {00/00000},
  langid = {fr},
  abstract = {Ceci est un sommaire du Recensement des oiseaux de Noël de
    Québec, 2025. On y trouve les informations détaillées sur l’effort
    d’observation, les conditions météo et alimentaires et les décomptes
    d’oiseaux pour l’année courante. Dans la mesure du possible, les
    résultats courant sont comparés à ceux des années précédentes.}
}
Veuillez citer ce travail comme suit :
Desrochers, A. (2025). Recensement des oiseaux de Noël de Québec: Rapport annuel. Club des ornithologues de Québec.